Vohémar
Localisation


Vohémar, Là où se trouvent de nombreux tumulis.
De la contraction de “Vohitza Maro“.
La ville de Vohémar est située au fond d’une belle baie, à l’abri de la pointe “Miarambazaha”.
La côte orientale, au Nord de la presqu’île de Masoala est, malgré l’abondance de ressources agricoles (vanille, café, girofle), très isolée… Les communications terrestres avec le reste de l’île sont limitées à l’unique piste reliant Ambilobe aux trois villes principales, malheureusement impraticable dès les premières grosses pluies. C’est donc surtout vers les communications aériennes et maritimes qu’il faudra se tourner, pour se rendre dans la région.
Des fouilles archéologiques sur l’actuel emplacement de Vohémar ont permis de découvrir un riche patrimoine historique datant d’une période antérieure au XVe siècle. Des marmites funéraires taillées dans le chloritoschiste (roche tendre et colorée) témoignent de techniques particulières. Par ailleurs, l’existence d’échanges commerciaux avec la Chine et la Perse se retrouve à travers divers objets funéraires tels que plats, flacons, armes, perles, etc. L’exhumation de squelettes a révélé un métissage important et une diversité ethnique de la population de l’époque. Le centre de Vohémar, comme la plupart des centres commerciaux du nord de l’île, aurait été détruit au cours du XVIe siècle par les Portugais.
Production de café, de vanille, de girofle, élevage.
Le lac Vert ou lac “Andronotsara” (7 km)
Le lac Vert doit son nom à un phénomène de coloration dû au reflet de la lumière sur les algues microscopiques qu’il contient. Cet effet varie en fonction des conditions météorologiques et de l’heure. Ainsi la coloration est très nette durant la matinée et s’estompe lorsque le soleil est au zénith.
La légende :
Autrefois un village occupait l’emplacement du lac et ses habitants y menaient une vie tranquille. Pourtant, un jour, une mésentente entre les villageois et un monstre marin à sept têtes poussa cette dernière à la colère. La bête sortit de l’eau et se rendit au village qui s’affaissa sous son poids. Une pluie diluvienne s’abattit alors et remplit d’eau la nouvelle cuvette. Le village se transforma ainsi en lac. Depuis, les crocodiles qui peuplent le lac sont une réincarnation de ces pauvres villageois noyés par les eaux. Les habitants de la région appellent les crocodiles par le nom des ancêtres qu’ils réincarnent (“Bakary”, “Mboty”, “Kalo”…). Des prières et des vœux leur sont adressés à travers certaines cérémonies pour obtenir une récolte abondante, en vue d’une guérison par exemple.
Cérémonie et tabous :
Lorsque la coloration de l’eau s’assombrit, c’est le signe d’un mécontentement des ancêtres. Il s’impose alors d’effectuer un sacrifice (un zébu par exemple). Contrairement au “lac sacré d’Anivorano”, la viande ne sera pas offerte aux crocodiles mais partagée entre les participants à la cérémonie. Les étrangers y sont admis sous certaines conditions. Il est “fady” de boire de l’eau dans le creux de sa main, d’emporter de la viande de porc, de traverser le lac en pirogue.
La cascade d’Ampijoroana (58 km)
Vohémar à Sambava (153 km)
Bonne route goudronnée, taxi-brousse réguliers.








