Le PN de Marojejy
Localisation


Marojejy “beaucoup d’esprits, car les ancêtres des populations locales vivent dans les forêts”
Altitude :
De 75 à 2133 m.
Climat :
Tempéré à froid, humide, sub-humide et de montagne. La station météorologique la plus proche est celle d’Andapa située à environ 50 km du Marojejy et à 545 m d’altitude et celle de Sambava, sur la côte à environ 50 km.
La pluviométrie annuelle est probablement supérieure à 3 000 mm et devrait atteindre près de 2 000 mm au sommet; les plus grosses pluies interviennent après novembre mais aucun mois n’est sec.
Températures :
Les températures moyennes aux altitudes inférieures sont environ de 22,3°C en juillet (mois le plus froid) et de 26,9°C en février (mois le plus chaud). Les températures varient en fonction de l’altitude et celles enregistrées en hiver au sommet sont à peine supérieure à 0°C.
Superficie :
60 150 hectares
Végétation :
Forêt sempervirente humide (jusqu’à environ 800-900 m d’altitude), forêt dense humide de montagne (de 800 à 1 400 m d’altitude environ), forêt dense sclérophylle de montagne (vers 1 400 m jusque vers 1 800 m d’altitude) et fourré de montagne au-delà de 1 800 m d’altitude. La Marojejy est la seule grande montagne de Madagascar où le fourré de montagne est intact, ceux du Tsaratanana et d’Andohahela ayant été endommagés récemment par des feux accidentels; celui de l’Ankaratra a disparu.
Accès :
un permis d’entrée est exigé et peut être acheté à Andapa ou à Tana. De Sambava, des taxi-brousses réguliers empruntent la route goudronnée jusqu’à Andapa. A partir d'Andapa, le bureau du Parc National organiseront des guides et des porteurs.
Aménagements :
des aires de camping sont aménagées au bord du sentier qui vous amène vers le sommet. Elles sont simples mais charmantes et parfaitement adaptées au site. La première aire de camping est plus étendue alors que les suivantes sont étroites sur des terrains plus abruptes. Tente et sac de couchage seront à emporter, les matériels de cuisine sont mis à disposition par le bureau du Parc National.
Description :
l’inventaire botanique du Marojejy a démarré avec le botaniste français Henri Humbert qui intitula le premier chapitre de son livre de 1955 “Une merveille de la nature à Madagascar”. Le Professeur Humbert a récolté des plantes sur l’ensemble des forêts de Madagascar mais a été particulièrement impressionné par celles du Marojejy; il écrira “le massif le plus prestigieux de l’île entière à la fois par son aspect grandiose, par sa richesse floristique, et, surtout par son caractère de nature inviolée sur la presque totalité de son étendue et sur la plus grande partie des avants-monts, c’est le Marojejy !” Le Marojejy deviendra la 12e et dernière Réserve Naturelle Intégrale juste après l’expédition d’Humbert.
Depuis 1998, la réserve a changé de statut et pour permettre sa découverte, elle est devenue Parc National. La zone est composée d’un massif escarpé avec des pentes abruptes, en particulier après 1 000 m d’altitude. Les forêts sempervirentes de basse altitude sont riches en espèces, ont une canopée de 25-30 m de haut et présentent les plus grands arbres. Au fur et à mesure de l’ascension de la montagne, la structure de la végétation change, la canopée est moins haute, les troncs et les branches sont couverts d’épiphytes, il y a plus de lianes et de fougères, notamment de fougères épiphytes (Cyathea spp. Cyatheacées). Au-delà de 1 400 m d’altitude, les nuages s’accrochent à la montagne et la forêt n’a plus que 6-10 m de haut.
Le toit de la montagne est comme un îlot au-dessus d’un océan de forêts avec des buissons, des zones marécageuses et herbeuses, des orchidées… Plusieurs chercheurs et visiteurs, y compris le Capitaine Aragon qui construisit un signal géodésique en 1937 et le Professeur Humbert en 1948 suivis de nombreux biologistes laissèrent un message près du cairn sommital où une bouteille peut également recevoir le votre. Le Marojejy présente toujours sa “nature inviolée” et les règles de la montagne s’appliquent ici. Les fortes pluies transforment parfois les petites rivières en torrents. Assurez vous de préserver la nature du Marojejy, restez sur les sentiers ou essayez de le faire quand ils sont trop boueux et soyez très vigilants avec les feux. La seule trace que vous laisserez sur cette montagne sera votre message que recevra la bouteille du cairn supérieur.
Depuis 1998, la réserve a changé de statut et pour permettre sa découverte, elle est devenue Parc National. La zone est composée d’un massif escarpé avec des pentes abruptes, en particulier après 1 000 m d’altitude. Les forêts sempervirentes de basse altitude sont riches en espèces, ont une canopée de 25-30 m de haut et présentent les plus grands arbres. Au fur et à mesure de l’ascension de la montagne, la structure de la végétation change, la canopée est moins haute, les troncs et les branches sont couverts d’épiphytes, il y a plus de lianes et de fougères, notamment de fougères épiphytes (Cyathea spp. Cyatheacées). Au-delà de 1 400 m d’altitude, les nuages s’accrochent à la montagne et la forêt n’a plus que 6-10 m de haut.
Le toit de la montagne est comme un îlot au-dessus d’un océan de forêts avec des buissons, des zones marécageuses et herbeuses, des orchidées… Plusieurs chercheurs et visiteurs, y compris le Capitaine Aragon qui construisit un signal géodésique en 1937 et le Professeur Humbert en 1948 suivis de nombreux biologistes laissèrent un message près du cairn sommital où une bouteille peut également recevoir le votre. Le Marojejy présente toujours sa “nature inviolée” et les règles de la montagne s’appliquent ici. Les fortes pluies transforment parfois les petites rivières en torrents. Assurez vous de préserver la nature du Marojejy, restez sur les sentiers ou essayez de le faire quand ils sont trop boueux et soyez très vigilants avec les feux. La seule trace que vous laisserez sur cette montagne sera votre message que recevra la bouteille du cairn supérieur.
Sentiers :
le sentier principal vous emmènera vers le sommet du Marojejy à 2 137 m d’altitude. D’autres sentiers existent sur les versants ouest et nord et permettent des randonnées inoubliables dans cette forêt vierge.
Animaux à voir :
Lémuriens : plusieurs espèces sont rencontrées dans cette forêt, y compris le Lémur brun (Eulemur fulvus albifrons) et le Lémur à ventre rouge (Eulemur rubriventer) pendant le jour, mais la vedette de la montagne est le Propithèque soyeux (Propithecus diadema candidus) à la fourrure entièrement blanche. Compte tenu de la nature accidentée du terrain, les espèces nocturnes sont plus difficiles à rechercher.
Oiseaux : vu l’exceptionnelle qualité de la forêt qui s’étend sur un gradient de plus de 2 000 m d’altitude, la liste des oiseaux du Marojejy est exceptionnelle. Trois espèces de Philépittes sont rencontrées ici dont la Philépitte veloutée Philepitta castanea, la Philépitte souimanga Neodrepanis coruscans aux altitudes inférieures, remplacée par la Philépitte de Salomonsen Neodrepanis hypoxantha aux altitudes supérieures. L’Eurycère de Prévost Euryceros prevostii avec son puissant bec bleu nacré est plus facilement observé au début de la saison des pluies comme l’Oriolie de Bernier Oriolia bernieri.
Autres animaux : de nombreux amphibiens et reptiles sont connus du Marojejy, la plupart des espèces étant rencontrées à basse altitude. De grands caméléons et de petits brokésias peuvent être rencontrés.
Andapa à Sambava (95 km)
Liaisons régulières en saison sèche
Andapa à Doany
Taxi-brousses jusqu’à Ambalamanasy puis à pied ou en tracteur.








