Morondava
Localisation


Capitale du Menabe, Morondava est située sur le delta de la rivière du même nom. La ville est depuis toujours en lutte avec la mer. Elle a ainsi concédé 2 km de riches plaines cultivées (Mahamasy et Betsipangnato) jusqu’au lieu dit “La passe Bethania”, en espace d’un siècle et demi seulement.

Dès le début du XVIIe siècle, des navires portugais touchèrent les côtes du Menabe. A cette époque la traite d’esclaves permettait aux rois Sakalava de se doter de produits manufacturés, comme les armes à feu. De nombreux navires européens, essentiellement hollandais, commerçaient avec les chefs locaux. Au début du XIXe siècle, Radama 1er voulut établir son autorité sur la région. Sous l’impulsion des chefs traditionnels de Mahabo (lieux sacrés où se trouvent les sépultures des premiers rois Sakalava), une résistance s’organisa et ils s’opposèrent à l’armée Merina.

En 1825 et 1835, les Merina en pleine conquête installèrent des garnisons de contrôle proches des villages de Bevondro et Androvabe. Ces deux villages situés au Sud du delta marécageux de la Morondava furent peu après engloutis par la mer. Vers 1865, quelques étrangers prirent pied dans la région peuplée de Vezo et de Sakalava. Sur les terres irriguées de la côte on dénombrait quelques Indiens, des Portugais et même deux Français, Samat et Grevé. Un nouveau village, Nosimiantroka, fut construit mais il disparût quelques années plus tard noyé par les eaux. C’est alors que la population s’installa sur des terrains plus stables, au nord de la Morondava en baptisant l’endroit du nom de la rivière.

En 1825 et 1835, les Merina en pleine conquête installèrent des garnisons de contrôle proches des villages de Bevondro et Androvabe. Ces deux villages situés au Sud du delta marécageux de la Morondava furent peu après engloutis par la mer. Vers 1865, quelques étrangers prirent pied dans la région peuplée de Vezo et de Sakalava. Sur les terres irriguées de la côte on dénombrait quelques Indiens, des Portugais et même deux Français, Samat et Grevé. Un nouveau village, Nosimiantroka, fut construit mais il disparût quelques années plus tard noyé par les eaux. C’est alors que la population s’installa sur des terrains plus stables, au nord de la Morondava en baptisant l’endroit du nom de la rivière.
Morondava est depuis longtemps une place commerciale bien achalandée. Les nombreux produits de la région y sont collectés et évacués (arachides, pois du cap, maïs, produits de la mer). Exploitation forestière, production de sucre et de mélasses, plantations de cannes à sucre (2400 ha), pêche industrielle, construction navale traditionnelle, mines de quartz.
Morondava a une vocation maritime.


La rade foraine permet aux navires de gros tonnage de mouiller à un mille au large. Les goélettes peuvent accéder à marée haute à un petit port de batelage que l’on se doit de visiter. On dit que les plus belles goélettes qui sillonnent la côte Ouest de Madagascar sont fabriquées à Morondava ou à Belo-sur-Mer grâce au savoir-faire des charpentiers de marine qui ont su conserver les méthodes traditionnelles de construction, et à la qualité des essences de bois qui poussent dans la région.
La voie du Mozambique reste encore celle du trafic à la voile. Boutres au Nord et goelettes au Sud demeurent des moyens de transport efficaces dans les vastes régions côtières isolées et d’accès difficile par voie terrestre. Noix de coco, raphia, bois, miel sauvage, plaques de cire, poissons séchés sont autant de produits collectés localement qui repartent vers les principales villes de l’Ouest, en attendant d’y être transformés, revendus ou exportés.


En échange, les villages de la côte sont ravitaillés en produits de première nécessité (sel, sucre, pétrole lampant, huiles, savon, tissus, etc.) pour être revendus au détail dans les “Dokan” (nom d’origine arabe signifiant magasin) aux populations de “brousse”.


L’influence arabo-islamique, qui s’est propagée durant des siècles le long de la côte africaine ainsi qu’aux Comores est très présente tout le long de cette côte. Ainsi, certains commerçants ont des ancêtres qui sont venus du Yémen, de Somalie ou de l’Archipel des Comores. Bien qu’intégrés dans les villages Sakalava, ils ont conservé une partie de leur mode de vie et leur religion, l’islam.










